EXPOSITION du Prix Reiffers Initiatives 2026
Reiffers Art Center
30, rue des Acacias
75017 Paris
30, rue des Acacias
75017 Paris
Dates
Du 17 avril au 16 mai 2026
Mercredi - Samedi / 13h – 19h
Du 17 avril au 16 mai 2026
Mercredi - Samedi / 13h – 19h
TRAFIQUER L’INCONNU
Pour sa cinquième édition, le prix Reiffers Initiatives présente le travail de huit artistes talentueux de la scène émergente française : Khaled Jarada, Louis Le Kim, Stanislava Kovalcikova, Arthur Marie, Eva Helene Pade, Ibrahim Meïté Sikely, Minh Lan Tran et Manon Wertenbroek, dans l’exposition « Trafiquer l’inconnu », mise en scène par Bernard Blistène, directeur honoraire du Musée national d’art moderne – Centre Pompidou.
PARTENAIRE MazarineGroup
SCENOGRAPHIE La Mode en Images
Ce nouveau group show réunit huit artistes originaires des quatre coins du monde — Louis Le Kim, Arthur Marie, Eva Helene Pade, Ibrahim Meïté Sikely, Minh Lan Tran, Manon Wertenbroek, Khaled Jarada et Stanislava. Ensemble, ils incarnent une scène émergente riche de sa diversité. Tous ont en commun d’avoir choisi la France comme territoire de création, contribuant activement à son dynamisme culturel et à son rayonnement.
« Ces huit artistes forment une constellation. Entretiennent-ils pour autant « un réseau secret de correspondances » telles que Walter Benjamin le suggère ? Ce réseau serait l’air du temps, le monde tel qu’il se donne à nous dans sa violence aujourd’hui inextricable. » -
Bernard Blistène, commissaire de l’exposition, directeur honoraire du Musée national d'art moderne-Centre Pompidou
Bernard Blistène, commissaire de l’exposition, directeur honoraire du Musée national d'art moderne-Centre Pompidou
Dans leurs pratiques respectives, certaines recherches s’attachent à des formes de narration sensibles, où les tensions intérieures et les états de transition occupent une place centrale. Stanislava, lauréate du Prix Reiffers Initiatives 2026, se distingue par une approche picturale singulière, développant des univers théâtraux où les mystères se déploient dans des scènes empreintes de tension et d’ambiguïté. Khaled Jarada, Mention spéciale 2026, quant à lui, détourne les codes du dessin à travers des compositions saisies dans l’instant, où les figures apparaissent déséquilibrées, anxieuses, en décalage. Son travail explore cet état de transition, nourri par sa propre expérience de l’exil et du déracinement.
Dans une approche transversale, Minh Lan Tran développe une pratique qui associe peinture, écriture et performance pour explorer les tensions et les interactions entre langage, mouvement et matière. L’écriture y occupe une place centrale : elle n’est pas simplement pensée comme un texte, mais comme une mise en mouvement, une véritable chorégraphie du corps dans l’espace.
D’autres artistes convoquent des imaginaires visuels forts pour interroger notre rapport au monde et aux images. Les peintures de Louis Le Kim sont profondément influencées par ses explorations de sites industriels abandonnés ou en activité et provoquent une étrange forme de vertige, reflétant à la fois notre soif de spectacle et notre peur grandissante de l’effondrement.
Ibrahim Meïté Sikely, de son côté, fusionne les langages visuels de l’iconographie classique de l’histoire de l’art, des comics, des mangas et des jeux vidéo. Utilisant une facture colorée et chatoyante, il alterne des scènes de quiétude avec des scènes plus épiques, au sein d’un univers fantastique et onirique. Par le biais du portrait et de l’allégorie, ses peintures font référence à des questions de lutte et de justice, de trauma et de guérison.
Enfin, plusieurs pratiques interrogent plus directement la question du corps, de sa présence et de sa représentation. Manon Wertenbroek explore la présence du corps sans jamais le représenter explicitement : à travers les formes et la tension des matières, ses œuvres convoquent des corporalités et des identités fragmentées, révélant des surfaces où l’intérieur et l’extérieur entrent en friction. Dans sa pratique, la peau apparaît comme un motif central, une membrane sensible, à la fois protectrice et perméable.
Eva Helene Pade s’inscrit dans une lignée figurative pour explorer les relations humaines à travers des scènes oniriques et métaphysiques, où le corps féminin, représenté comme un lieu d’affirmation et de puissance, occupe une place centrale. Enfin, Arthur Marie puise son iconographie dans des archives de photographies historiques, d’éditoriaux de mode, d’imagerie médicale et d’images éphémères issues d’internet. Ces références sont disséquées et délibérément dépouillées de tout marqueur culturel ou temporel, inscrivant son travail dans un espace liminal, comme suspendu hors du temps.
À travers leurs pratiques, ces artistes dessinent les contours d’une génération en pleine émergence et contribuent activement au dynamisme de la scène contemporaine en France.
À travers leurs pratiques, ces artistes dessinent les contours d’une génération en pleine émergence et contribuent activement au dynamisme de la scène contemporaine en France.