Gaëlle Choisne

Née en 1985, Gaëlle Choisne est une artiste française diplômée des Beaux-Arts de Lyon. Elle a intégré depuis janvier 2017 la prestigieuse Rijksakademie à Amsterdam. Dans ses installations créées au carrefour de la sculpture et de la photographie, elle évoque le déplacement, l’architecture, l’organique, la matière et le déchet. Désignée par Lorna Simpson pour former le duo « Mentor et Jeune Talent » 2023 de Reiffers Art Initiatives, Gaëlle Choisne exposera son travail lors d’une exposition à l’Acacias Art Center durant Paris + par Art Basel.

Vue de l'exposition « Mondes Subtiles » Air de Paris, Romainville

Gaëlle Choisne, 2021

Vue de l'exposition « Mondes Subtiles » Air de Paris, Romainville

Gaëlle Choisne, 2021

Vue de l'exposition "Blue Lights in the Basement", NıCOLETTı, Londres

Gaëlle Choisne, 2022

Vue de l'exposition "Blue Lights in the Basement", NıCOLETTı, Londres

Gaëlle Choisne, 2022

Vue de l'exposition "Blue Lights in the Basement", NıCOLETTı, Londres

Gaëlle Choisne, 2022

"Quelques vivres pour l’au-delà (la mariée, son couteau, son cygne, une lampe torche et d’autres fleurs) sztuka przetrwania"

Gaëlle Choisne, 2018-2022

Détail "Quelques vivres pour l’au-delà (la mariée, son couteau, son cygne, une lampe torche et d’autres fleurs) sztuka przetrwania"

Gaëlle Choisne, 2018-2022

Vue de l'exposition ‘’2021 Triennial: Soft Water Hard Stone,” New Museum, New York

Gaëlle Choisne, 2021

Vue de l'exposition ‘’2021 Triennial: Soft Water Hard Stone,” New Museum, New York

Gaëlle Choisne, 2021

Vue de l'exposition ‘’2021 Triennial: Soft Water Hard Stone,” New Museum, New York

Gaëlle Choisne, 2021

"Smoking memory_Haitian seller"

Gaëlle Choisne, 2022

"Smoking memory_precarity bed"

Gaëlle Choisne, 2022

"Smoking memory_Animal"

Gaëlle Choisne, 2022

"Conquête et carnaval (bag lady)"

Gaëlle Choisne, 2021

"Emotional Blackmail #2"

Gaëlle Choisne, 2022

Biographie

Dans sa pratique, les héritages du colonialisme et plus globalement la question des dominations sont récurrents. Un sujet que l'artiste maîtrise et porte dans sa chair. Née en Normandie d’une mère haïtienne et d’un père français, elle garde le souvenir d’une enfance niant sa double culture et son métissage.
L'artiste considère Haïti comme un choc en soi car île est pure contradiction : pauvre et désoeuvrée, elle est aussi résistante et courageuse. Pour Gaëlle Choisne, ce pays est d’une violente beauté. Haïti est montée de toute pièce comme une fiction devenue réalité, en tant que premier pays du monde à avoir obtenu l'indépendance en tentant d’être une nation reconstituée par des peuples de différentes régions du monde, de l’Afrique jusqu’à la Pologne. Gaëlle Choisne tente de retranscrire dans ses oeuvres les forces naturelles que peuvent incarner les énergies spirituelles se dégageant de cette terre.
L'artiste franco-haïtienne aime entrecroiser les disciplines intellectuelles et artistiques. Chant, musique, sculpture, vidéo, débat et rites vaudous... Sept étapes, sept moments pour rappeler cette histoire tragique et ses liens avec l'époque contemporaine. « Pour faire un deuil, il faut reconnaître ce qui a été. La France a encore bien du mal à penser la colonisation, la spoliation et leurs conséquences », explique Gaëlle Choisne.

Vidéos

Textes

"Lorna Simpson et Gaëlle Choisne artistes du mentorat 2023 de Reiffers Art Initiatives" par Alexandre Crochet
— The Art Newspaper, 2023

"L’artiste américaine et la créatrice française exposeront en duo à partir d’octobre 2023 à l’Acacias Art Center pendant Paris + par Art Basel.

Quant à Gaëlle Choisne, née à Cherbourg, en France, en 1985, et diplômée des Beaux-Arts de Lyon, sa production a été montrée aussi bien au Musée d’art moderne de Paris qu’au MO.CO à Montpellier, au musée des beaux-arts de Lyon, à Bétonsalon à Paris ou encore à la Biennale de Sharjah. L’artiste rend compte dans son travail de « la complexité du monde, de son désordre politique et culturel, qu’il s’agisse de la surexploitation de la nature, de ses ressources ou des vestiges de l’histoire coloniale », explique Reiffers Art Initiatives. Dans son œuvre se mêlent aussi bien les traditions ésotériques créoles que les mythes et cultures populaires. « Ses projets sont conçus comme des écosystèmes collaboratifs, des poches de "résistance" où se créent de nouveaux possibles, tout en rendant hommage aux corps invisibilisés, aux dépossédés et aux minorités », précisent les organisateurs du programme de mentorat.

Lorna Simpson succède à Rashid Johnson (en 2021) et à Kehinde Wiley (en 2022) en tant que mentor du programme de mentorat Reiffers Art Initiatives."

"Rencontre avec Gaëlle Choisne : Le cliché de l’artiste qui en bave dans son atelier est une réalité.” par Lillian Davies
— Numéro Art, 2023

"Basée entre Paris et Berlin, la jeune artiste Gaëlle Choisne invite le magazine d'Art Basel dans l'intimité de son atelier. Celle qui présente actuellement des pièces au Palais de la Porte Dorée revient sur son parcours d'artiste et les femmes qui l'ont inspirée.

“Je n’avais pas prévu de devenir artiste. Je ne voulais pas être artiste. Ce métier me faisait vraiment peur, il est vraiment précaire. Le cliché de l’artiste qui en bave dans son atelier est une réalité. Au départ, je m’intéressais à l’architecture, au design, à la décoration d’intérieur, à la conception d’objet, ainsi qu’au design social ; aux questions de l’utilité de la production d’objets et de leur fonction.

“Mon expérience en Haïti a profondément changé ma vision du monde, ma manière de voir les choses en tant qu’artiste.”

Je me souviens avoir eu une belle conversation avec l’artiste allemande Katinka Bock, qui était à l’époque ma professeure. Cette discussion a été très importante, elle a été déterminante pour moi, car Katinka m’a dit : “Tu peux être une artiste. Tu en es capable. Tu as du talent.” Pour moi, c’est un modèle. J’aime son œuvre bien sûr, mais j’apprécie beaucoup ce qu’elle est, une figure de la femme artiste, qui a des enfants, qui est très forte et fragile à la fois. Cette même année a été marquée par une autre rencontre importante, avec l'artiste canadienne Lynne Cohen, qui était venue à Lyon pour une conférence. Elle préparait une exposition à Cherbourg et quand je l’ai revue, nous avons fait une visite d’atelier et elle m’a énormément apporté. Elle m’a donné de l’énergie, de l’espoir et m’a beaucoup encouragée. On a besoin de ça. Katinka et Lynne sont deux femmes fortes qui m’ont inspirée.

"Art contemporain : Gaëlle Choisne et Barbara Chase-Riboud, lauréates aux Prix AWARE 2021" par Agathe Hakoun
— Connaissances des Arts, 2021

"Aujourd'hui, vendredi 12 mars, l'association AWARE (Archives of Women Artists Research & Exhibitions) a annoncé les deux lauréates 2021 de la 5e édition de ses Prix. Il s'agit donc de Gaëlle Choisne pour la catégorie artiste émergente et Barbara Chase-Riboud pour le prix d'honneur.

Le Prix AWARE récompensent chaque année un duo d’artistes femmes, une confirmée (ayant commencé sa carrière depuis plus de trente ans) et une émergente (avec une carrière de dix ans au plus), pour promouvoir leurs œuvres au grand public et représenter les femmes, souvent minoritaires, « parmi les artistes célébré·e·s par les récompenses qui jalonnent l’agenda du monde de l’art », précise l’association. Aujourd’hui, vendredi 12 mars, AWARE a révélé ses lauréates 2021, choisies par le jury présidé par Emma Lavigne (présidente du Palais de Tokyo) et composé de Sophie Auger-Grappin (directrice du Creux de l’Enfer), Alexandre Bohn (directeur du Frac Poitou-Charentes), Cathia Lawson-Hall (directrice de la banque d’investissement pour l’Afrique à la Société Générale et collectionneuse), María Inés Rodríguez (directrice artistique), Camille Morineau (co-fondatrice et directrice d’AWARE) et Béatrice Salmon (directrice du Cnap). Gaëlle Choisne, nommée par le curateur Thomas Conchou, a remporté le prix de la catégorie émergente et Barbara Chase-Riboud, nommée par la commissaire d’exposition Eva Barois de Caevel, a reçu le prix d’honneur.

La première femme noire américaine diplômée de l’École d’Architecture

Grâce au soutien du Ministère de la Culture, Barbara Chase-Riboud bénéficie d’une dotation de 10 000 euros et de la future publication d’un entretien inédit à paraître chez Manuella Éditions en 2022. Gaëlle Choisne recevra quant à elle une aide à la production pour la réalisation d’une exposition monographique dans le réseau de l’Association française de développement des centres d’art contemporain (d.c.a) et/ou du regroupement des Fonds régionaux d’art contemporain (Platform). Une de ses œuvres rejoindra également les collections du Centre national des arts plastiques (Cnap)."