Aïcha Snoussi

Née à Tunis en 1989, Aïcha Snoussi vit et travaille entre Sète et Tunis. Aïcha Snoussi est diplômée de l’Institut Supérieur des Beaux- Arts de Tunis et de l’Université de la Sorbonne à Paris. Elle est lauréate en 2020 du prix Sam pour l’art contemporain et du premier prix de la Fondation Rambourg pour le projet « Underwater », fiction archéologique autour d’une civilisation queer redécouverte sur les côtes africaines. Nommée à la troisième édition du Prix Reiffers Art Initiatives, elle est exposée à l’Acacias Art Center du 26 avril au 8 juin 2024.

"They can go swimming in the sea"

Aïcha Snoussi, 2023

"Nous étions mille sous la table"

Aïcha Snoussi, 2022

"They can go swimming in the sea"

Aïcha Snoussi, 2023

"Al-fanaa. Display N°11"

Aïcha Snoussi, 2022

"Layla remains"

Aïcha Snoussi, 2022

"Memori 1"

Aïcha Snoussi, 2022

"Vermanie remains"

Aïcha Snoussi, 2022

Biographie

Le travail d’Aïcha Snoussi questionne les récits enracinés, l’autorité des savoirs et les dynamiques de pouvoir qui façonnent l’histoire, dans une perspective queer.
Le dessin prolifère en occupant les espaces qui sont investis, et fusionne avec des installations faites d’archives, de sculptures, d’objets et de matériaux organiques méticuleusement collectés, gravés, assemblés. Dans sa pratique, l’outil du dessin prend la forme d’une lame qui ouvre et dépèce le papier, les concepts.
Son travail questionne le rapport du dessin et de l’objet à l’histoire, aux mémoires, aux ruines, aux vestiges, aux normes de genre et aux formes de résistance. Elle manipule la matière dans une approche archéologique : en creusant les couches d’une encyclopédie transformée en codex d’antisavoirs en encore en gravant des ossements pour en extraire des contenus politiques et des langages singuliers.

Textes

"Aïcha Snoussi"
— Palais de Tokyo, 2023

Née en 1989, à Tunis, Aïcha Snoussi vit et travaille à Paris. Le travail d’Aïcha Snoussi questionne les notions d’identité et de validité des normes et des classements au travers de dessins et d’installations qui mêlent fictions et archives. En brouillant les pistes de la réalité pour donner à voir les vestiges ou les traces d’une histoire qu’elle a réinventée, l’artiste développe une mythologie personnelle qui fait référence aux épisodes de notre histoire contemporaine (identité de genre et migration) tout en convoquant un faisceau de références intimes.

Son travail questionne le rapport du dessin et de l’objet à l’histoire, aux mémoires, aux ruines, à ce qu’il reste, dans des agencements organiques et poétiques en dialogue avec les lieux investis in situ.