Portrait de Pharaoh Kakudji

Pharaoh Kakudji

Artiste français d’origine américaine, congolaise et espagnole, Pharaoh Kakudji travaille avec différents médiums : la photographie, la vidéo, le textile et la sculpture.

Jardin du Luxembourg,

Pharaoh Kakudji, 2020

Untitled,

Pharaoh Kakudji, 2020

Untitled,

Pharaoh Kakudji, 2020

Fallen Angel 2,

Pharaoh Kakudji, 2020

Divorce,

Pharaoh Kakudji, 2020

Untitled,

Pharaoh Kakudji, 2020

Biographie

Pharaoh Kakudji baigne dans les arts visuels et la musique depuis sa naissance, ses deux parents étant eux-mêmes artistes.
Après des études au lycée Montaigne, il a suivi un an d’études académiques à l’école Prép’art de Paris et, après l’obtention de son diplôme, il s’est installé à New York à 19 ans pour poursuivre sa carrière artistique. Aujourd’hui, il travaille entre New York, Los Angeles et Paris. Certaines de ses œuvres consistent en une réappropriation de panneaux publicitaires trouvés dans la rue, qu’il collecte et dont il peint ensuite le recto.
Sa pratique repose sur des thématiques variées allant des portraits de ses amis à des autoportraits qui transmettent sa vision du monde. Chaque page de cette histoire diffère selon sa situation géographique. Ses peintures peuvent parfois exprimer ses désirs d’artiste, ou une simple critique du monde qui l’entoure. Les autres médiums qu’il utilise incluent la photographie, la vidéo, le textile et la sculpture.

Textes

Dialogue entre Pharaoh Kakudji et Eve Therond
— Mentorat Reiffers Art Initiatives 2021

“J’ai commencé à peindre sur des affiches lorsque je suis arrivé à New York, parce que je n’avais pas assez d’argent pour acheter des toiles. L’année d’avant, à l’école, je peignais sur de grandes feuilles de papier. À New York, sur les murs, je voyais des affiches collées les unes sur les autres, et j’ai eu l’idée d’en décoller certaines pour voir ce que je pourrais en faire, parce qu’il n’y avait aucune raison que je n’essaie pas, et, de manière plus générale, parce que j’aime rechercher la beauté dans le cru et l’état brut des choses (du papier dans ce cas).
Et donc, un jour, j’ai été invité à participer à une exposition collective à la Bowery Gallery. J’avais ce grand morceau d’affiche que j’envisageais de peindre, mais je voulais attendre le bon moment pour me lancer car c’était ma première œuvre sur affiche, et j’ai donc fini par peindre quelque chose en rapport avec “women expression”, le thème de l’exposition. Ce fut mon premier tableau sur affiche.

Peindre mes amis et moi-même est un moyen d’exprimer certains des problèmes auxquels mes pairs sont confrontés, un moyen d’exprimer ce que je vois et ce que je ressens dans ma vie. Je suis un témoin de ma génération, et je représente ce que je vois d’une manière qui m'est propre. Dans ma peinture, j’ai toujours quelque chose à dire à travers la figuration, qui est souvent métaphorique.
Je dirais que c’est d’abord la vie quotidienne qui m’inspire, ce que je vois et ce que je ressens, mais ce ressenti peut aussi trouver sa source dans mon téléphone, dans le cinéma ou dans d’autres domaines… Mon inspiration provient également des différentes cultures dans lesquelles j’ai grandi.”