Portrait de Matty Biayenda

Maty Biayenda

Âgée de seulement 23 ans, Maty Biayenda est une artiste franco-congolaise.

Buy Back the Block,

Maty Biayenda, 2018

Le Café,

Maty Biayenda, 2018

Portrait de famille,

Maty Biayenda, 2018

Untitled,

Maty Biayenda,

Untitled,

Maty Biayenda, 2017

Dont Fetishize,

Maty Biayenda, 2019

Biographie

Installée à Paris, Maty Biayenda est une artiste peintre et illustratrice. Née en Namibie en 1998, d’origine franco-congolaise, elle a grandi à Angoulême. Depuis 2018, elle est étudiante à l’ENSAD,
l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, au sein du secteur design textile et matière. À travers des petites scènes et des portraits peints ou tissés, Maty Biayenda questionne ses multiples identités. “Ma pratique artistique a toujours été liée à ce que je suis et aux différents parcours que j’ai trouvés pour moi-même. J’essaie de définir ma féminité et mes origines.” (“My art has always been about who I am and the different path that I have been finding for myself. I’m trying to define my femininity and where I come.”) Certains des dessins de Maty Biayenda pourraient presque évoquer les enseignes peintes à la main dans les salons de coiffure d’Afrique de l’Ouest.
Le travail de cette artiste saisit des tranches de vie dans le quotidien de jeunes femmes afro-européennes. Un tacle implicite à la façon monolithique et clichée dont elles sont parfois représentées. Mais également une réponse rafraîchissante aux nombreux défis portés par notre époque, aux accents de #BlackLivesMatter ou de #Bodypositivity, et devant la nécessité d’inclusion des LGBT ou de leur représentation dans les médias. “J’ai ressenti le besoin de nous défendre, nous la jeunesse noire, sous un prisme différent. Ma pratique artistique parle du monde duquel je viens, ainsi que de mes propres expériences.”

Textes

“Biayenda, l’ado qui dessinait les femmes noires” par Sephora Lukoki
— Nothing But the Wax, 2017

“Réalisés à l’huile sur des feuilles de papier A4, certains des dessins de Maty Biayenda pourraient presque évoquer les enseignes peintes à la main dans les salons de coiffure d’Afrique de l’Ouest. Mais la comparaison s’arrête là. Le travail de cette jeune artiste saisit des tranches de vie dans le quotidien de jeunes femmes afro-européennes. Un tacle implicite à la façon monolithique et clichée dont on les représente habituellement. Mais aussi une réponse rafraîchissante et juste aux nombreux défis portés par notre époque, aux accents de #BlackLivesMatter ou de #Bodypositivity, et devant la nécessité d’inclusion des LGBT ou de leur représentation dans les médias. ‘J’ai ressenti le besoin de nous défendre, nous la jeunesse noire, à travers un prisme différent. Mes dessins reflètent aussi bien la génération à laquelle j’appartiens que mon côté féminin. Ma pratique artistique parle du monde dans lequel je vis.’

Montrer ses illustrations à un public ne faisait pas vraiment partie du plan. ‘Mon frère m’a initiée à Instagram quand j’avais 15 ans.’ Et, pour elle, le réseau social s’est transformé en un tremplin involontaire. Ses créations ont eu un impact et des échos tellement positifs que les demandes d’interviews, de collaborations ou même d’expositions n’ont pas tardé à arriver. Instagram est devenu sa galerie.”